Visualisation
L’Utilisation de la visualisation et de l’imaginaire
Contexte : Un élève de 3e année avait du mal à comprendre la notion d’échelles et de proportionnalité en géographie (par exemple, la différence entre une carte et la réalité).
Anecdote : Au lieu de simplement lui expliquer la différence entre une carte et la réalité, je l’ai invité à une séance d’imaginaire. Nous avons fermé les yeux et imaginé que nous étions des géants marchant sur une carte miniature d’une ville qu’il connaissait bien. Nous avons simulé comment une rue de quelques centimètres sur la carte pouvait être une longue avenue dans la réalité. Il a trouvé cela amusant et a commencé à prendre des objets de son bureau pour imaginer leur échelle à plus grande échelle : « Et si mon stylo était un gratte-ciel ? »
Leçon : Utiliser l’imaginaire et la visualisation permet de transformer des concepts abstraits en expériences vécues. Cela engage les élèves de manière profonde et leur permet de comprendre des notions de manière durable.
Collaboration
Développer la collaboration entre épistémies pairs
Contexte : Pendant une session en ligne de tutorat de groupe, deux élèves avaient des niveaux de compétence différents en rédaction. Nous travaillions sur l’organisation d’un récit.
Anecdote : Plutôt que de donner la même tâche aux deux, j’ai demandé à l’élève plus avancé de guider son camarade sur la structuration d’une histoire. Ils se sont divisés les rôles : l’un était « l’écrivain » et l’autre « l’éditeur ». L’élève « éditeur » a donc aidé à poser les questions : « Que se passe-t-il ensuite ? Pourquoi le personnage veut-il faire cela ? » L’élève moins avancé a développé davantage ses idées, et tous deux ont eu l’opportunité de réfléchir sur la structure narrative. Ils ont ensuite présenté leur histoire et les deux se sont montrés fiers du résultat.
Leçon : Impliquer les élèves dans un processus collaboratif avec des rôles précis renforce non seulement la compréhension, mais aussi la confiance en leurs compétences respectives.
Gamification
Gamification des concepts abstraits
Contexte : Pour un élève qui avait des difficultés avec la grammaire (notamment les accords des participes passés), la session en ligne était un peu décourageante, car il n’appréciait pas la matière.
Anecdote : Plutôt que de me focaliser sur des exercices classiques, j’ai décidé de transformer l’apprentissage des accords en une chasse au trésor numérique. Chaque fois que l’élève trouvait et corrigeait un accord incorrect dans une phrase, il obtenait une « clé » virtuelle. Ces clés étaient nécessaires pour ouvrir des « coffres » contenant des mini-récompenses, comme des images amusantes ou des petites vidéos. Au fur et à mesure de la session, l’élève était de plus en plus enthousiaste à l’idée de « trouver les erreurs » pour obtenir des clés supplémentaires. Cette approche l’a amené à revoir les règles d’accord avec un plaisir non dissimulé et à participer activement à l’activité.
Leçon : En intégrant des éléments ludiques comme des défis et des récompenses, il est possible de transformer un apprentissage difficile et peu motivant en une activité engageante et positive. La gamification permet de créer une dynamique où les élèves se sentent plus investis et s’amusent tout en apprenant.
Connexion
Créer des connexions avec des intérêts personnels
Contexte : Lors d’une séance de tutorat en ligne avec un élève de 5e année, je travaillais sur des concepts mathématiques assez abstraits, comme les fractions équivalentes. J’avais du mal à capter son attention et à m’assurer qu’il comprenait véritablement.
Anecdote : J’ai remarqué qu’il avait des posters de football dans le fond de son écran, et en discutant, il m’a dit qu’il adorait collectionner des cartes de joueurs. J’ai utilisé cette passion pour illustrer les fractions. Par exemple, nous avons imaginé un groupe de cartes où la moitié représentait des attaquants et un quart des défenseurs. J’ai ainsi lié les fractions à une collection qui lui était familière. La session est devenue beaucoup plus vivante, et il a fini par comprendre les concepts mieux que prévu. Il m’a même montré ses cartes en disant « J’ai trouvé d’autres fractions dans ma collection ! »
Leçon : En se connectant aux intérêts personnels de l’élève, il est possible de transformer un contenu complexe en un exercice engageant, renforçant ainsi la compréhension et l’implication.
Explication
Favoriser l’apprentissage actif avec le modèle « J’explique, tu expliques »
Contexte : Lors d’une séance de tutorat avec un élève de 4e année, nous travaillions sur les propriétés des solides géométriques. Le concept de volume restait abstrait pour l’élève.
Anecdote : Après une brève explication sur le volume, j’ai proposé une méthode active en m’appuyant sur le modèle « J’explique, tu expliques ». J’ai tout d’abord donné un exemple simple : la capacité d’une boîte à contenir un certain nombre de cubes. Ensuite, je lui ai demandé d’expliquer le même concept à un « élève fictif », c’est-à-dire moi. Il a dû m’expliquer ce qu’était le volume en utilisant ses mots. Quand il a bloqué, je l’ai guidé avec des questions spécifiques : « Si je veux mettre plus de cubes, que se passe-t-il avec le volume ? » Finalement, il a réussi à me « l’expliquer » avec aisance.
Leçon : L’apprentissage est beaucoup plus efficace lorsque les élèves doivent enseigner ce qu’ils apprennent. Cela permet de renforcer la compréhension et de faire émerger des faiblesses dans la maîtrise d’un concept.
Enquête
Apprendre en résolvant des enquêtes
Contexte : Lors d’une séance de tutorat en ligne, un élève de 6e année avait du mal à comprendre la différence entre les causes et les conséquences dans un texte narratif. Il était souvent confus quant à l’ordre logique des événements et à leur relation.
Anecdote : Pour rendre le concept plus concret et engageant, j’ai transformé l’exercice en une enquête policière. Nous avons imaginé qu’il était un détective, et le texte narratif est devenu « la scène de crime ». J’ai préparé des cartes représentant des événements du texte, et il devait les placer en ordre, en expliquant si chaque carte représentait une cause ou une conséquence d’un autre événement. Chaque bonne réponse lui permettait de progresser dans la « résolution de l’enquête », avec un objectif final de découvrir le « coupable » (un personnage du récit). Cette approche ludique et immersive l’a aidé à mieux distinguer les causes des conséquences tout en s’amusant.
Leçon : Utiliser des scénarios immersifs, comme une enquête, rend les concepts abstraits plus tangibles et captivants. Cela permet de renforcer la compréhension en encourageant l’élève à adopter une approche logique et systématique tout en se sentant investi dans l’activité.
